Les robots soudeurs utilisables également pour le traitement des synthétiquesImprimer cette page

Valk Welding a installé un robot Panasonic chez Brabantia à Valkenswaard aux Pays-Bas avec une machine à couler sous pression Engel. Cette machine verticale fabrique des poignées pour les ouvre-boîtes. Le robot met en place des petits axes dans un moule, puis la machine à couler sous pression fabrique les poignées en synthétique. Le réglage peut fonctionner en continu pendant huit heures sans intervention humaine.

À chaque fois, le robot prend deux petits axes dans une trémie vibrante et les place dans le moule. Après traitement dans la machine à couler sous pression, le robot prend deux pinces tournantes et les place dans l’unité de fraisage. Après le fraisage, le robot pose la poignée sur un plateau. Puis le robot répète l’opération. Lorsque quatre produits finis sont prêts, tous les résidus sont retirés et un nouveau cycle de 27 s. peut démarrer. Au fond, l’installation robotisée est huit fois plus rapide que ses mains humaines, et beaucoup plus précise. La tête manipulatrice du robot est multifonctions. Au total, le robot doit être capable de prendre jusqu’à quatre objets différents : les petits axes, les produits finis, les résidus et les plateaux vides. Lorsque le robot a rempli un plateau, il en prend un vide dans la pile et le pose à côté de l’autre. Le robot prend les plateaux à l’aide de ventouses disposées sur la tête. De cette manière, le robot peut remplir deux piles de cinq plateaux. Il prend les petits axes, les produits et les résidus à l’aide de cinq pinces parallèles. Une cellule photo détecte la présence d’un produit dans la pince. Des soupapes de retour empêchent le matériau de tomber de la pince en cas de chute de pression soudaine. Le robot Panasonic est au cœur de l’installation. Il contrôle l’alimentation en axes, commande la pince et assure la communication avec la machine à couler sous pression. Une connexion numérique a été installée entre les deux appareils pour la communication. Grâce à cette connexion, ils signalent l’un à l’autre si telle opération est terminée ou non. Un réglage parfait est donc indispensable à ce système. Un écran d’ordinateur indique la phase exacte du procédé en cours. L’ordinateur peut en outre être utilisé pour sauvegarder et imprimer les programmes.

L’application robotisée aide non seulement à augmenter la rapidité et la précision de la production, mais également dans certaines sociétés, à écarter els risques pour la santé. Par exemple, lors de la pulvérisation de polyesters, des vapeurs nocives peuvent s’échapper, et il est difficile de trouver du personnel pour faire ce travail. Le directeur, Remco Valk, refuse l’idée que l’utilisation de robots nuit à l’emploi. En période d’essor économique, on voit souvent des sociétés acheter des robots. Ils veulent étendre leur production mais ne veulent pas prendre le risque d’engager du nouveau personnel.

La mise au point d’une installation robotisée prend un temps considérable, souligne Remco Valk. Bien sur, la plupart des sociétés veulent une installation pouvant être installée et mise en service dans un court délai. Cependant, les procédés utilisés n’ont parfois jamais été automatisés. Avant de mettre en place la nouvelle installation, le savoir faire de l’acheteur concernant son produit et celui du fournisseur doit être évalué régulièrement. Dans le cas de Barbantia, cela a également pris un temps considérable. Cependant, depuis le début, les parties se faisaient mutuellement confiance, ainsi qu’aux capacités du robot. Et à la fin, cela s’est révélé être une base solide pour le succès du projet. Valk Welding est devenu une grande société grâce à l’assemblage et à la vente de robots soudeurs. Elle prétend être n° 1 sur le marché des systèmes robotisés et les accessoires de soudage au Benelux. Ces quelques dernières années, Valk Welding s’est intéressé plus particulièrement à la croissance horizontale. Son expertise en matière d’intégration de systèmes mécaniques et électriques peut s’appliquer à d’autres secteurs.

(Source : Metaal & Kunststof - no. 1 19-01-1998)