Le robot soudeur joue un rôle dans l’obtention de commandesImprimer cette page
VERREBROEK (B) - Les robots ont-ils joué un rôle dans l’obtention de commandes suivantes? Je le pense déclare Luc Van Den Berghe, directeur de la société de construction métallique Lumet, de Verrebroek, près d’Anvers. Il est vrai que grâce aux robots soudeurs, la réactivité de sa société s’est accrue.
On peut par exemple le constater avec les travaux de remblai du dock de Verrebroek. Les pouvoirs publics ont suspendu les travaux pendant 8 mois car les bâtiments situés à proximité du dock de Vrasene étaient inondés. Finalement, le problème fut résolu par l’utilisation d’un système de drainage. Lumet n’a pas eu de mal à rattraper le temps de production perdu. Produire deux fois plus vite avec un robot soudeur, ce n’est pas si difficile, selon Van Den Berghe. Il est plus facile de programmer un robot et de le faire travailler, 24h/24h s’il le faut, que d’engager du personnel et d’avoir à lui apprendre les ficelles du métier. Van Den Berghe avoue: je peux gérer le travail des robots avec plus de précision.
Commande de structures métalliques
La société Lumet (contraction de Luc Metaal) a été créée en 1993. Sa principale activité est la fabrication de structures métalliques pour applications hydrauliques. Lorsque la société a reçu une commande de structures destinées à renforcer les armatures en acier et les profilés destinés à maintenir le banchage des remblais du dock de Verrebroek, Luc Van Den Berghe a décidé d’acheter trois robots soudeurs.
Nous les avons choisis nous-mêmes. Tous les fournisseurs proposent plus ou moins la même chose mais les robots de Valk Welding sont particulièrement adaptés au soudage. Ils mesurent l’imprécision des renforts en acier et ajustent le programme de soudage en conséquence. Le robot cherche d’abord la jonction, puis il commence à souder. Van Den Berghe pense que les robots devraient être utilisés plus souvent pour le soudage. Ce qu’un robot peut faire ne doit pas être fait par un humain. Un robot offre un travail plus précis, une réduction des arrêts de production et un travail sur mesure de meilleure qualité. Il en résulte une couverture de béton plus constante. Un robot est également plus rapide qu’un homme. Le soudage lui prend autant de temps mais en moins de mouvements. En outre, les arrêts de production sont moins nombreux avec un robot.
Commande suivante
La livraison des structures en acier destinées au maintien des renforts et du banchage des remblais de Verrebroek est presque terminée. Entre temps, la construction du dock de Deurgancks a démarré. D’après Van Den Berghe, la cofiguration de ce terminal est presque la même, mais les toutes dimensions sont un peu plus grandes. Les parties se sont accordées sur les prix, l’acier et le béton. Nous saurons bientôt comment procéder pour la fabrication des structures en acier. Les robots soudeurs seront également d’une grande aide pour ce projet. Van Den Berghe a déclaré que la société de construction des quais de Verrebroek avait subi des pertes. Probablement parce que la dernière partie n’a pas été achevée. Du coup, l’argent est investi dans le dock de Deurganck, un bassin à marée directement raccordé à l’Escaut. Ce ne sera pas notre dernier projet. Les plans du futur bassin à marée de Saeftinge, près de la centrale nucléaire de Doel, sont prêts.
La société de construction métallique Lumet est presque assurée de se voir confier ce projet car le site prévu est proche de Verrebroek, ce qui permettra d’acheminer les structures en acier de nuit, par groupes de dix.
Remblais
La construction des remblais dans les docks se fait en quatre étapes. Après creusement, deux palplanches en acier sont installées à 30 cm de distance. Le béton est ensuite coulé à partir d’une benne basculante retenue par un préhenseur. Le béton est déversé depuis un portique fourni par la société Van Haagen Kraanbouw BV (Breda), dans un banchage fourni par Maco Hendriks (Veenendaal). Il est ensuite recouvert. Là encore, les structures en acier soudées sont fournies par Lumet. Chaque partie du remblai mesure vingt mètres et contient dix structures de maintien de Lumet. Les renforts et le banchage sont montés sur les structures. Les parties sont déversées chacune leur tour. D’après Van Den Berghe, c’est plus rapide et plus sûr. Les ouvriers du béton et ceux de l’acier ne se gênent pas mutuellement. Ses robots se tiennent prêts pour tout nouveau travail.
(Source: Cobouw volume 144, N°. 83 - 1er mai 2000)