Les robots Nachi chargent les unités d’usinageImprimer cette page
Après la présentation du robot plieur universel l’année dernière, Valk Welding a mis au point une autre application de manipulation intéressante pour l’industrie du métal: un robot chargeur pour les unités d’usinage. Dans le même temps, le premier projet chez Heemskerk Fijnmechanica B.V. va être élargi au secteur manufacturier.
En principe, un robot peut imiter tous les mouvements de la main humaine: charger et décharger les produits mais aussi nettoyer par pulvérisation et désempiler en triant. Il peut également être équipé d’une caméra et prendre le produit lui-même. Le robot doit attendre la fin du procédé ? Dans ce cas, il peut charger une deuxième machine ...
C’est en résumé ce qu’avait en tête Lucien Heemskerk, de la société Heemskerk Fijnmechanica B.V. de Waddinxveen (Pays-Bas) lorsqu’il cherchait un moyen d’automatiser les unités d’usinage de son entreprsie. Pour les tours, Heemskerk utilisait des portiques de chargement depuis un certain temps pour positionner les pièces dans le mandrin de serrage et les retirer. En ce qui concerne les unités d’usinage, la plupart des solutions se limitent aux systèmes de chargement et de déchargement automatiques basées sur des palettes qui ne permettent le serrage que dune seule pièce à la fois. Pour les produits plus petits, un grand nombre de palettes est nécessaire, ce qui rend le système plutôt onéreux. C’est pourquoi la technologie robotique nous est apparue comme une alternative sérieuse et nous nous sommes tout de suite rendus chez Valk Welding. Nous avons choisi pour le chargement et le déchargement des produits un convoyeur sur lequel les produits sont placés manuellement. Le robot prend les pièces l’une après l’autre et les remet sur le convoyeur après l’usinage. Pour nous, ce concept est la solution la plus économique, la plus fiable et la plus polyvalente, explique Lucien Heemskerk.
Il y a plus d’un an, Heemskerk Fijnmechanica BV et Valk Welding ont relié un robot manipulateur Nachi à une unité d’usinage Victor. Le robot peut manipuler 35 kg. Il est fourni avec des ventouses et une pince pour pouvoir attraper une grande variété d’objets. Le robot saisit les produits sur le convoyeur et les pose sur un système de serrage pneumatique sur la table de l’unité d’usinage. Après le fraisage, le système de serrage et la pièce sont nettoyés au pulvérisateur, puis le robot saisit le produit et le repose sur le convoyeur où il est déchargé dans un conteneur. Pour les grandes séries, ce procédé peut être répété sans l’intervention de l’homme pendant un long moment. Mais Heemskerk utilise également la cellule pour de courtes séries lorsque cela est nécessaire. Il raconte que la nuit dernière, la cellule a entièrement fraisé une série de 50 pièces sans intervention humaine. En principe, la cellule est le départ d’une automatisation plus importante du fraisage. Pendant la première phase, nous voulons être capables d’anticiper tous les imprévus susceptibles de gêner le processus automatique, comme les casses d’outils ou la contamination des pinces. Parallèlement, ces problèmes sont sous contrôle et nous essayons d’utiliser le robot pour une deuxième unité d’usinage.
Lucien Heemskerk prévoit un avenir pour les robots au sein de sa société, principalement parce que les robots peuvent servir plus d’une machine. Nous disposons de 17 tours et de 20 unités d’usinage, dont la majorité est utilisée pour les séries courtes, par un seul homme et uniquement dans la journée. Pour les séries plus longues, nous utilisons des systèmes d’avance en barres et des portiques de chargement. Il y a quelques années, nous avons investi dans des unités de tournage avec lesquelles nous pouvons usiner entièrement des produits en un seul serrage. L’un dans l’autre, nous avons réuni un large choix de systèmes de production et nous pouvons choisir la meilleure combinaison de machine pour chaque commande.
Lucien Heemskerk sait ce qu’on reproche à l’utilisation des robots mais il considère cela comme du fatalisme. Il y a plus d’avantages que de désavantages. Par exemple, la programmation n’est pas plus compliquée que pour les autres commandes CNC. Bien sûr, nous sommes confrontés à certains facteurs inconnus. C’est pourquoi il faut démarrer simplement afin de maîtriser entièrement le procédé, puis vous pouvez accélérer. Même pendant la phase d’optimisation, la vitesse de traitement n’est pas une priorité. La fiabilité et au final une qualité élevée et constante sont capitales.
(Source : plusieurs magazines professionnels - mai 2004)